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Sunday, 1 March 2015

Asterix: The Land of the Gods

Yesterday I went to see the new Asterix film with my brother. First off, my initial reaction:


(c) onlyknowyouloveherwhenyouletgo (tumblr)

This film was great, honestly! Much, much better than any of the recent Asterix films that have been produced - which especially includes all those live-action ones (I absolutely hated those). First of all, for anyone who would like to have a look at the trailer:


There were so many things that I liked about this film, I don't even know where to begin - so this will be a rather haphazard list, I'm afraid. Sorry!

First of all, they actually had the Romans say Latin phrases from time to time - just like they would in the comics! It's a small point, admittedly, but I really think it's great that they took so much care to try and adhere to the spirit of the comics!

(c) Goscinny & Uderzo: The Laurel Wreath

Second, this film is funny. Not every joke hits its mark, of course, particularly not for me since I'm not likely to laugh just because someone gets hit over the head. BUT there are so many plays on words and funny situations - it's charming really! And since humour is one of the most important features of Asterix, it's important to get this right.

Third, Asterix is so damn cute in this film. Seriously, just look at this picture for instance:

Asterix is not amused. 

And that's just the beginning really - there are so many shots in this film, which make him look even more endearing. And don't even get me started on Dogmatix. It's a wonder I got out of that cinema alive.

Fourth, the music is brilliant! The film's got a truly great score, and I really enjoyed the insertion of "Ti amo" by Sara Perchè at some point in the middle of the film, when Asterix felt like his world was going crazy. It really fit the mood of the moment - and, well, I like that song anyway ;)!

Fifth, the opening credits are a true work of art. In style, they are very similar to the opening credits of the recent Tintin film by Spielberg and Jackson:


In the opening credits of the Asterix film, obviously it's Asterix who's running into various, dangerous situations that sort of start blending into each other - not Tintin. Once again it's so well-made, I'd go to the cinema again just to see this sequence a second ... or third ... or even fourth time ;).

Lastly, and most importantly (to me), the film is really about something. It's not just slapstick humour and an arrangement of funny, little moments. There is a real conflict at the heart of the film, one that not only puts Romans against Gauls, but also opens up a rift between the villagers of our favourite Armorican settlement - and that's were things get really interesting. I won't tell you any more in case you still want to see the film, but honestly? It's glorious!

The only negative point that I've got to make is about Caesar. He just wasn't in character for me - and funnily enough, Asterix says something similar at the end of the film, when he accuses Caesar of not keeping to the rules of the game as he usually does. The problem is that he acts too much like a crazy dictator - complete with manic laughter, crazy plans and total disregard for his subordinates. The Caesar from the comic books just isn't like that - he's cold and calculating, yes, and he acutally doesn't care much about his underlings ... but he's not crazy. He's super intelligent and cruel - but not in the mad, shouting way he acts in the film.

Overall though, this does not detract much from the quality of the film, since all of the other characters are so well portrayed and the film in its entirety is just so lovely!

Rating: Where is the TARDIS?! I need to see this film again!

Saturday, 27 December 2014

Hergé - Coke en Stock (Les Aventures de Tintin #19)




Tout d’abord, je vous prie d’excuser mon français – je l’apprenais à l’école il y a six ans et depuis ce temps-là, il ne s’est pas amélioré. Pardon à tous!
 
Alors, pour commencer avec cette critique : j’adore la série de « Tintin ». Je l’adorais depuis mon enfance, parce qu’il y a des aventures, un protagoniste très aimable, un chien super mignon, et beaucoup de pays inconnus. Ce que j’adorais le plus, cependant, c’est l’amitié du capitaine Haddock et Tintin. Dans cet album, ils sont meilleurs amis pour plusieurs ans déjà, et c’est évident par le haut degré de confiance Tintin met au capitaine et vice versa. De plus, ils se complètent parfaitement quant à leurs personnalités : Tintin est un jeune homme très poli, curieux, prudent et vertueux, tandis que le capitaine est un personne très drôle (sans le faire exprès), pas du tout poli, fidèle et connaissant le monde (surtout la mer) comme personne d’autre. Ensemble, ils constituent une équipe très aimable que personne ne peut arrêter. 

Dans cette bande il y a beaucoup de scènes qui montrent précisément cela, surtout à la fin, quand Tintin et Haddock doivent se battre avec leurs ennemis : alors que Haddock conduit le navire, Tintin appelle à l’aide avec la radio et c’est comme ça que les deux peuvent être sauvés par les Américains avant d’être immergé dans la mer. D’ailleurs, il y a beaucoup de scènes très mignonnes : par exemple, quand un avion explose et Haddock s’inquiète pour Tintin. C’est vraiment très mignon – et drôle à la fois, parce qu’au moment d’explosion, capitaine Haddock tient une bouteille d'alcool à la main. Quand il entend l’explosion il s’inquiète pour sa bouteille d’abord, et se réjouit qu’elle est saine et sauve. Mais peu après il se rappelle que Tintin voulait voir cet avion, et à cause de sa panique soudaine, il casse sa bouteille lui-même. Naturellement ça lui rend un peu fâché, mais il s’inquiète davantage du sort de Tintin.

Haddock s'inquiète pour Tintin. (p.19-20)

Même si l’amitié de Tintin et Haddock dans cette bande dessinée est vraiment mignonne et il y a beaucoup de situations drôles, il y a à la fois un aspect qui est problématique : la représentation des Soudanais et Sénégalais. Certainement, avec l’esclavage moderne, Hergé choisissait un sujet assez pertinent pour cette BD. Au 21ère siècle aussi, malheureusement, elle existe encore : selon la BBC presque 30 millions gens en 162 pays doivent vivre comme esclaves (http://www.bbc.com/news/world-24573127). L’indignation de Capitaine Haddock quand il découvre que cette abomination existe encore est très compréhensible – et sa réaction de maudire les négrier avec toutes les malédictions qu’il connaît est vraiment juste. 


Haddock maudit le négrier. (p. 49)

Tout de même, la description des Soudanais et Sénégalais comme des gens bonnes mais à la fois simples (tout à fait comme enfants) est problématique, c’est le moins qu’on puisse dire. Quand le Capitaine Haddock leurs expliquent qu’ils seraient vendus comme esclaves s’ils continuaient leur voyage à la Mecque, ils ne le croient pas et répètent plusieurs fois qu’ils sont simplement « de bons Musulmans » (p. 47) en pèlerinage au tombeau du Prophète. Aïe, n’est-ce pas ? Je trouve la description des Africains comme des hommes crédules, extrêmement religieux et n’étant pas conscient de leur propre sort proche de racisme. En tout cas, ça me fait grimace.

Extrait de la page 47:



D’ailleurs, leur façon de parler semble un peu simple à moi : ils tendent à commencer leurs phrases avec le même mot et la structure de leurs phrases n’a pas beaucoup de variations. Pour la plupart, l’ordre est substantif – verbe – adjectif/complément de lieu/complément de temps, etc. Par exemple : « Oui, cap’taine, bien compris. Il est très méchant, cet Arabe. On veut pas être esclaves, nous. On veut simplement aller à la Mecque. » (p. 50) Certainement, il est très difficile de nier que c’est raciste.

En même temps, la chose que je trouve intéressant est qu’il y a deux personnes d’autre qui ne maîtrise pas un français parfait : Szut, l’homme d’Estonie, et le général Alcazar, venant de l’Amérique du Sud. Tandis que le dernier se distingue surtout par son accent espagnol (« yé … oui, yé voyage … Mais … excousez-moi, yé souis très pressé … Déyà en rétard à ouné rendez-vous … Yé vous quitte. » (p. 2)), la façon de parler du premier est vraiment simple. Pour la plupart, il peut seulement parler en phrases incomplètes et erronées : « Alors eux fâchés … Cassé le radio et battre avec moi … Alors moi … knock-out … Eux partis ?... » (p. 46)

Malgré cette circonstance, la façon de parler des Soudanais et Sénégalais me rend mal à l’aise – peut-être c’est à cause de la combinaison simple langue en plus d’une personnalité simple. En tout cas, je le trouve très problématique et je pense qu’il est important d’être sensible en ce qui concerne la représentation des autres nationalités.

En résumé, l’histoire de cette bande de Tintin présente une aventure passionnante, en figurant beaucoup de scènes mignonnes et drôles avec Tintin et capitaine Haddock (qui sont le cœur d’histoire, à mon avis). Toutefois, la BD également ouvre une fenêtre à un temps en Europe quand la représentation des autres nationalités dans la culture pop était problématique jusqu’au point d’être raciste et il est important d’être conscient de cela lors de la lecture.

Bibliographie

HERGÉ. (1958) Les Aventures de Tintin: Coke en Stock. Paris: Casterman.

Couverture du livre

http://en.wikipedia.org/wiki/The_Red_Sea_Sharks#mediaviewer/File:The_Adventures_of_Tintin_-_19_-_The_Red_Sea_Sharks.jpg